#Entretien avec le blog Neiges Africaines : Résilience avec la coacheuse Adeline PETIT


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On est heureux de réactualiser ce blog avec une interview de la coacheuse Adeline Petit. Le public l'a découverte en septembre dernier avec la première édition de son ouvrage 'Un sens à soi' et ses conférences en direct sur Facebook, YouTube mais également à la Comédie Dalayrac, à Paris. Le 8 janvier dernier, elle parlait de son travail au micro de Jacky sur la chaîne IDF1. Née dans l'Oise en 1985, Adeline Petit est attachée à l'exploration du soi à travers les schémas transgénérationnels. Héritière française de l'hypnothérapeute Dolores Cannon (spécialisée dans le reconquête du 'savoir perdu'), elle l'une des rares personnalités du monde souvent décrié du développement personnel à utiliser la machine Pandora, qui stimule le cerveau en état méditatif, pour accompagner les gens en demande. Nous vous souhaitons de joyeuses fêtes de fin d'année avec cet interview qu'elle a accepté de nous accorder. L'exercice était périlleux, elle se livre sur son enfance, son adolescence, qu'elle en soit remerciée.

Bonjour Adeline Petit, quel regard portez-vous sur votre enfance ?

J’ai eu une enfance très tourmentée avec quelques rayons de soleil. J’ai grandi dans un environnement très anxiogène par ma mère, avec un père absent à 98% car il passait son temps au travail et à proximité d’une famille paternelle dont nous étions géographiquement les plus proches, qui est digne de la série Dallas. J’avais grandi avec l’angoisse au ventre car quand mes parents sont ensemble il y a beaucoup de chamailleries et de conflits. Ici on appelle cela de « l’amour-vache », je me suis rendue compte des années après que ma propre conception de l’amour est à des années-lumière de celle-ci. Mon éducation a été faite dans un climat d’humiliation récurrente verbale et physique. Mes meilleurs souvenirs, je les ai construits lors de mes activités extrascolaires et à l’école. J’ai eu la chance de rencontrer une amie d’enfance que je côtoie toujours. En résumé, mes parents m' ont éduqué à la peur dans 95% des cas avec un soupçon d’Amour. Cela ne veut aucunement dire qu’ils ne m’aiment pas, ils m’ont juste élevé avec les outils qui étaient ceux de mes aïeux et leur interprétation de l’amour. Il m’a fallu attendre mon adolescence pour me faire respecter d’eux. C’est pour cela que j’ai été longtemps une enfant en retrait, discrète et qui n'osait pas s’affirmer, et dans une estime d’elle au bas des pâquerettes (et pourtant elles sont super jolies).


Qu'est-ce qui vous intriguait, vous fascinait quand vous étiez petite ?

J’ai toujours adoré la danse, le dessin, la poésie, les livres, les poneys, les avions-chasses, les balades en forêt, les astres. La musique est et sera toujours mon havre de paix. Cependant une chose peut paraître étrange dans tout cela, les relations entre adultes me fascinent même encore maintenant, j’essaye toujours de comprendre pourquoi il y a autant de méprise, de conflits, de violence entre les adultes. En effet, je ne comprenais pas ce monde des adultes, leur dureté et leur brutalité. J’ai une mémoire qui remonte très tôt c’est-à-dire à la petite enfance et, je me souviens depuis aussi loin que je remonte que je voulais atténuer les conflits dans ma famille. Chose qui a pris du temps mais qui a évolué en positif.

Et votre adolescence ?

Mon adolescence a été le début de mes états dépressifs, j’ai commencé à avoir des idées très suicidaires jusqu’au jour de mes 15 ans où j’ai eu un gros déclic. Je me suis affirmée devant mon père et j’ai tenté le tout pour le tout, je lui ai demandé le droit au respect. C’était un jour ordinaire. Mon père a dit les mots de trop qui ont fait déborder le vase, ce que j’appelle aussi l’effet cocottes minutes, j’ai alors parlé en pleurant de colère et de désespoir car j’avais une telle rage en moi ! Je sentais que j’étais prête à me battre avec mon père s’il le fallait et il l’a vu et ressenti dans mes yeux, il en est resté statufié sur place. Evidemment, dès qu’il s’agit de sentiment d’amour il ne dit rien et ne fait rien comme à son habitude. Il a fait demi-tour dans le laboratoire de la boulangerie qu’il venait d’acheter quelques mois plus tôt. C’est à partir de ce jour-là que mes relations avec mon père ont évolué et que quelques années plus tard nous avons pu avoir des conversations d’individu à individu.



C’est aussi à partir de mes 16 ans que j’ai eu accès à internet ce qui a été pour moi une nouvelle source d’oxygène pour chercher des réponses à beaucoup de mes questions car la bibliothèque municipale avait atteint ses limites depuis longtemps. Mais le programme de mon éducation était encodé en moi et tous ces schémas vivaient en moi. Lors de mes premières relations avec les hommes, cela a créé une dépendance affective destructrice car j’ai été attirée par des hommes dans un profil similaire à celui de mon père. Et c’est à 23 ans que j’ai fait un burnout, que je me suis retrouvée avec plus 50 kilos de trop à cause de tout un paquet d’émotions non exprimées par un manque d’estime de moi. C’est ce jour-là que j’ai pris la décision de mettre en parenthèse mes relations « amoureuses » envers les hommes. J’ai pris conscience que si je voulais autre chose et vivre autre chose, je devais changer et surtout je devais m’expérimenter à m’aimer tel que je suis pour réencoder mon schéma d’éducation. C’est là que j’ai commencé ce parcours de reconstruction de développement personnel en vivant pas à pas l'expérience de moi m’aime. L’amour à l'état originel, se sentir digne de vivre et d’explorer la vie dans le respect de soi vers l’autre.


Les conseils que vous donnez dans votre ouvrage 'Un sens à soi' viennent-ils de votre expérience uniquement ? Qui vous a donné les outils pour bâtir votre réflexion ?

Les conseils sont la synthèse de mes expériences et de mon mode de vie actuel. Ils sont aussi l’assemblage de tout un puzzle grâce à toutes les fabuleuses rencontres que j’ai réalisées, des documents que j’ai lus et exercés sur moi et des formations que j’ai réalisées dans le domaine du développement personnel (ex : l’hypnose régressive).

Ce guide pratique, je le dois autant à moi-même qu'à toutes les personnes que j’ai rencontrées sur ce chemin. « Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme ». Voilà l’une des lignes directrices de ma vie. Car nous créons toujours à partir de ce qui est déjà là dans notre environnement, voilà l’une des raisons du pourquoi nous avons tous de la valeur à mes yeux et que nous sommes tous égaux et que rien ne nous appartient. Nous sommes des locataires de vie, de la Terre et de notre Univers. Comme nous le disons avec mon ami Nassim, la vie est évolution et comme je suis aussi une qualiticienne de métier, j’ai un autre adage : PLAN – DO -CHECK – ACT = Amélioration continue. C’est peut-être pour cela que ce livre est construit comme un mode opératoire. 😉.



Comment voyez-vous l'avenir ? Le vôtre, le monde en général ?

Mon avenir je le ressens paisible au sens où j’ai fait la paix avec moi et je sais maintenant que je fais de mon mieux pour expérimenter mes rêves et la Vie.

Car c’est cela la vie de mon impression, nous sommes venus expérimenter nos rêves. C’est pour cela que j'adore "Voyage vers la lune" de Jules Verne. Car, c’est un super exemple de ce que l’être humain peut réaliser.

Pour l’avenir du monde, j’ai espoir que tout évolue car c’est déjà le cas. En effet, nous sommes pour moi dans les prémisses d’une Humanité comme un potier qui choisit la Terre avant de la façonner. Mais tant qu’il y aura un être humain qui se considére avoir plus de valeur ou plus explicitement être plus digne de vivre qu’un autre être alors nous serons toujours dans l’aire/ère de la « non-humanité ». Personnellement, je nous vois encore comme des « enfants » qui ont juste besoin d’être encouragés dans nos créations et nos explorations.

Alors, j’ai fait un truc simple et qui est encodé au plus profond de mon cœur grâce à Gandhi. J’ai commencé à expérimenter sa phrase :

« Nous devons être le changement que l’on veut voir dans ce Monde ».



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